Une rose dans les ténèbres photo poésie bêtise

5 août 2015

Triste trophée

Filed under: nature-morte — Étiquettes : — admin @ 11:03

 

blog5_8_15_DSF2752bHôtel des ventes, Toulon

 

Pour chaque espèce de grand gibier, les formules de mensuration et les instructions particulières qui les accompagnent sont reproduites sur ce site. Les instructions générales du C.I.C. précisent:
– Les mensurations exprimées en centimètres sont prises à 0,1 cm près. Les mensurations exprimées en millimètres sont prises à 0,1 mm près.
– Les mensurations exprimées en kilos sont prises à 10g près.
– Les mensurations exprimées en grammes sont prises à 1 g près.
– Pour l’attribution des points de beauté et les pénalisations, on ne peut utiliser que des points et des demi-points.
– Ne doivent être cotées que les parties tangibles des trophées. Les pointes brisées ne sont donc mesurées que jusqu’à l’endroit de la fracture. Les pointes brisées ne sont pas considérées comme irrégulières et ne constituent pas un motif de pénalisation.
– Les trophées anormaux ne peuvent être cotés officiellement selon les formules du C.I.C.
En ce qui concerne les trophées des cervidés (Daim, Cerf, Chevreuil), le poids des bois, mesure indispensable à la cotation, ne peut être relevé que trois mois au moins après la date d’obtention.

 

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Le Loup vient et s’assied, les deux jambes dressées
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s’est jugé perdu, puisqu’il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris ;
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante
Et n’a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu qui traversaient sa chair
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu’au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu’à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang ;
Nos fusils l’entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.

Vigny

 

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