Paysage parisien surchargé par Cy Twombly

 

 

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Après avoir provoqué l’hilarité il y a un an en défigurant un portrait du Christ qu’elle tentait de restaurer, une octogénaire espagnole s’apprête à recevoir près de la moitié des revenus tirés des droits de cette image devenue mondialement célèbre.

La chevelure hérissée aux allures de pelage de singe, les yeux grossièrement cerclés de noir et la bouche aux contours flous de son Ecce Homo avaient d’abord provoqué la stupeur des habitants de la petite ville de Borja, dans le nord-est de l’Espagne, avant de devenir la risée du monde entier puis un objet de curiosité internationale au potentiel très juteux.

Partout dans le monde, le visage méconnaissable du nouvel Ecce Homo avait immédiatement inspiré de nombreuses versions détournées à partir notamment de photos du roi d’Espagne Juan Carlos, de Michael Jackson ou encore d’Homer Simpson et même des masques.

En un an, 57 000 visiteurs venus d’Espagne et bien au-delà ont défilé devant la peinture, payant un euro chacun pour pouvoir la contempler, selon la fondation municipale responsable de l’église. Le déferlement de curieux et les plaisanteries avaient d’abord déstabilisé Cecilia Gimenez, peintre amateur, prise de court par l’intérêt mondial que provoquait son ratage.

Un an plus tard, l’écho des moqueries semblait toutefois très lointain alors que l’octogénaire devait signer mercredi un accord lui attribuant 49% des droits à l’image tirés de l’utilisation de son Christ bien singulier, le reste revenant à la fondation municipale. Plus encore que les visites, de juteux revenus pourraient être tirés de l’utilisation de l’image sur des marchandises des plus variées : bouteilles de vin, tasses, ou t-shirts…

 

 

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