Heureusement, il y avait mon chien

 

 

Il n’avait jamais rien eu
Rien possédé de sa vie
Aussi nu à soixante piges
Que le jour ou il naquit
L’avait jamais eu de frigo
Ni vaisselle ni tableaux
Et même en guise d’Aubusson
L’avait que son paillasson
Lisant avec gratitude
Cent ans de solitude
Un chant d’oiseau dans le ciel
Remplaçait son Pleyel
Mais un beau jour subito
Le gros lot du loto
Fit que le monde vint lui dire
Qu’est-ce qui vous ferait plaisir

REFRAIN:
Moi je veux un chien un petit clébard
Je me fous de la marque
Disait le papy soudain cossu comme un monarque
Un chien abandonné par des gens sans cervelle
Et que la Spa aurait pris sous son aile
Je veux un chien un petit bâtard sans estampille
Qui serait en somme comme qui dirait toute ma famille
Surtout ne pensez pas que je me méfie des hommes
Mais d’amitié les clèbards sont moins économes

 

Pierre perret

 

 

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3 réflexions sur « Heureusement, il y avait mon chien »

  1. On les croirait à la montagne. Ah les pouvoirs de la couleur!
    La chanson de Perret est géniale. Pas connue non plus. Je fais suivre…

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