Conscience…

 

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Ainsi, après avoir engagé pendant plus d’une décennie une campagne sordide de propagande anti-Habré, savamment orchestrée avec la contribution d’une certaine presse corrompue et manipulée dans le seul but de ternir l’image et d’attenter à la réputation d’un seul homme, foulant allégrement la présomption d’innocence et les droits humains du Président Habré, on décide en violation de toutes les règles juridiques procédurales de l’isoler arbitrairement de sa famille, de ses proches et de ses Avocats pour l’empêcher d’organiser efficacement sa défense car conscient de la combativité et de résilience du Président Habré de ne pas céder face à l’injustice. (hisseinhabre.com)

 

Ginette a 50 ans. Le jour de son arrestation, elle n’en avait que 20. C’était en février 1985 et elle a gardé en mémoire tous les détails. « J’habitais chez ma grande sœur. J’étais enceinte de quatre mois. Deux hommes sont venus me demander de les suivre. Il y avait des arrestations tous les jours à l’époque. Une voisine a dit : « C’est ton tour aujourd’hui? »» Une fois amenée à la Direction de la documentation du régime, elle comprend ce qu’on lui reproche: un jour, dans le sud, dont elle est originaire, elle aurait servi à boire à des rebelles. Si c’est vrai, c’est donc qu’elle est leur complice – ainsi raisonne la police à l’époque. Pendant une semaine, Ginette est torturée à l’électricité. ses moments de répit, elle les passe dans une cellule de 10 m2 dans laquelle s’agglutinent une trentaine de femmes. Deux mois plus tard, elle est envoyée dans une prison non loin de là. C’est là qu’elle accouchera. Seule. Sans aucune autre assistance que celle de ses codétenues. Le nom de sa fille? Majoie, «parce qu’elle a survécu».
Les récits de ce type sont légion aujourd’hui à N’Djamena. Les histoires sordides s’enchaînent, toutes plus insoutenables les unes que les autres. Des milliers d’hommes, de femmes et même d’enfants ont été embastillés pendant des mois, des années pour certains, en dehors de tout cadre légal, sans avoir la possibilité de joindre un avocat ni même la famille, simplement parce qu’ils connaissaient Untel, parce qu’ils avaient croisé Untel, ou parce qu’ils étaient du même clan qu’Untel.(Jeune Afrique)

 

 

Alors il dit: « je veux habiter sous la terre
Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;
Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. »
On fit donc une fosse, et Caïn dit « C’est bien ! »
Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l’ombre
Et qu’on eut sur son front fermé le souterrain,
L’oeil était dans la tombe et regardait Caïn.  Hugo

 

 

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